Investissements

Berlin soutiendra les investisseurs allemands en Afrique (ministre)

17.06.2025, 12:00

Le volume des IDE allemands en Afrique représentent, aujourd'hui, moins de 1 pour cent des investissements allemands mondiaux.

Le nouveau gouvernement fédéral allemand dirigé par le chancelier Friedrich Merz va améliorer les financements et les garanties fournis aux entreprises allemandes qui veulent investir en Afrique, un continent où les investissements directs étrangers (IDE) allemands demeurent modestes et peu diversifiés. L’information a été annoncée par la nouvelle ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du développement (BMZ), Reem Alabali-Radovan, qui succède dans ce poste à Mme Svenja Schulze.

Dans leur accord de coalition, les trois partis politiques (CDU, CSU et SPD) qui forment l’actuel gouvernement fédéral se sont engagés « à améliorer le financement et à fournir des garanties de risque aux entreprises allemandes exportatrices et prêtes à investir (en Afrique, ndlr) », a rappelé Alabali-Radovan (35 ans).

« Nous moderniserons et élargirons le cadre de garantie des prêts, et combinerons la promotion du commerce extérieur et la coopération au développement dans le secteur privé allemand (...). Nous voulons simplifier le système complexe des programmes de soutien et les rendre plus accessibles aux entreprises », a-t-elle déclaré. Le volume des IDE allemands en Afrique représentent, aujourd'hui, moins de 1 pour cent des investissements allemands mondiaux, soit 12 milliards sur 1 600 milliards d'euros, a-t-elle ajouté.

« Ces investissements sont peu diversifiés : ils se concentrent sur l'Afrique australe et l'Afrique du Nord, ainsi que sur les secteurs du textile et de l'agriculture. Or, l'Afrique est diverse et offre beaucoup plus d'opportunités de coopération économique », a-t-elle précisé.

Les entreprises allemandes ont besoin d’obtenir de meilleures garanties à leurs IDE en Afrique, de la part du gouvernement fédéral, selon des opérateurs économiques allemands qui soulignent que ces garanties servent à couvrir des risques tels que l'expropriation, la guerre ou la violation de la loi.

Ces opérateurs déplorent le fait que les entreprises allemandes ne bénéficient souvent pas de crédits gouvernementaux pour lancer des projets d’investissements de grande envergure dans les secteurs de l’énergie et du transport, par exemple, à cause des risques élevés dans ces secteurs.

Dans certains pays africains, l'instabilité politique, l’insécurité, une corruption endémique et le manque d’infrastructures et de législations adéquates, entre autres, figurent parmi les questions qui préoccupent les investisseurs étrangers.